Incidents centrale nucléaire Fessenheim 2007

Ici est documentée la liste "officielle" des "incidents" de la centrale nucléaire de Fessenheim, publiée par EDF. Il est toujours difficile de dire si ces incidents sont significatifs, voir dangereux, et ce d'autant plus que leur explication sémantique est entre les mains de l'exploitant et de son service de la communication. Ceux-ci ont montré, à maintes reprises, leurs capacités à retenir l'information. On ne peut donc que regretter l'absence d'une autorité de sûreté nucléaire objective et indépendante. La pléthore de ces "incidents", de moindre importance, donne souvent l'impression qu'ils sont rendus public "honnêtement" pour cacher des problèmes plus graves.

N° 362 – 4 janvier 2007
Unité de production n° 1
Reclassement niveau 1
Le 21 novembre 2006, la direction de la centrale avait déclaré un écart au niveau 0, relatif à un arrêt automatique du réacteur n°1 suite à la défaillance d’une cellule d’un tableau électrique (voir Sit’Infos n°356 du 23.11.2006).
Cet événement sans conséquence sur la sûreté a fait l’objet d’une analyse complémentaire, comme après chaque événement. Cette analyse et les échanges avec l’Autorité de Sûreté Nucléaire ont conduit la direction à reclasser cet écart au niveau 1 de l'échelle INES, graduée de 1 à 7.


N° 364 – 18 janvier 2007
Unité de production n°2
Incident niveau 0
Lors d’un appoint de graisse sur un des 2 diesels de secours de l’unité de production n°2, (situé
en partie non nucléaire de l’installation), une graisse inappropriée a été utilisée. Les techniciens ont alors procédé à des chasses pour renouveler le circuit de graissage avec la graisse préconisée. Cette intervention a momentanément entraîné une hausse de la température des roulements, conduisant à l’indisponibilité temporaire du diesel. A l’issue de ces chasses, le diesel a retrouvé sa disponibilité dans les délais requis. Cet écart sans conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.


N° 365 – 25 janvier 2007
Incident niveau 0
Depuis mi-juin 2006, une nouvelle organisation a été mise en place pour traiter les écarts relatifs aux essais périodiques. Le 9 juillet 2006, pour traiter un écart de ce type, les agents du site n’ont pas appliqué la nouvelle organisation.
Dans le cadre d’échanges suite à une inspection de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, cet écart a été mis en évidence. La centrale a alors déclaré cet événement sans conséquence pour la sûreté des installations au niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduéede 1 à 7.


N° 367 – 8 février 2007
1.
Unité de production n° 2
Incident niveau 0
Les contrôles se poursuivent suite à la fermeture intempestive d’une vanne d’isolement de la vapeur sur le circuit non nucléaire de l’installation de l’unité de production n° 2, ayant entraîné l’arrêt automatique du réacteur, conformément à nos procédures d’exploitation. Un défaut sur une
électrovanne est à l’origine de l’événement. Le programme de contrôles se poursuit toute la
semaine.
Comme toujours en pareil cas, l’arrêt automatique du réacteur, qui n’a eu aucune conséquence sur la sûreté de l’installation, ni sur l’environnement, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0 en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
2.
La semaine dernière, à l’occasion de la préparation d’une intervention de maintenance, nos techniciens ont détecté un défaut de qualité sur le montage de deux robinets situés sur des circuits
d’échantillonnages d’effluents radioactifs.
Par ailleurs, la température du local de la turbopompe de secours, située dans le bâtiment électrique, est passée en-dessous des 10°C requis durant 4 mn, suite à l’entrebâillement de la porte d’accès vers l’extérieur du local. Ces deux événements, sans conséquence pour la sûreté des
installations, ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.


N° 368 – 15 février 2007
1.
Incident niveau 1
A la suite d’un événement déclaré en janvier 2004 relatif au risque de colmatage des filtres des puisards de circulation d’eau*, EDF a engagé la modification de ces filtres sur tous les sites, avec un déploiement qui se terminera en 2009.
Fin 2006, des études et essais complémentaires menés par EDF pour vérifier dans le détail les conditions de fonctionnement de ces filtres, ont mis en évidence une insuffisance concernant l’une des solutions retenues : les filtres ainsi modifiés ne permettent pas de garantir totalement le bon fonctionnement des pompes qui aspirent l’eau dans les puisards, dans certaines conditions accidentelles improbables.
Cette solution a déjà été mise en oeuvre sur 7 unités de production du palier 900 MW dont celles Fessenheim, en 2005 et 2006. EDF a décidé de corriger les filtres sur les unités concernées sans modifier l’échéance initialement définie. Cet écart a conduit EDF à déclarer à l’Autorité de Sûreté Nucléaire un événement sûreté générique car commun à plusieurs centrales nucléaires, au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.
*Les puisards ont pour fonction, au cours d’une situation accidentelle uniquement, de collecter
l’eau qui s’échappe en cas de fuite importante du circuit primaire, afin de la renvoyer dans le
circuit d’injection d’eau de sécurité et d’assurer le refroidissement du réacteur.
2.
Incident niveau 0
Les essais sur la turbine à combustion* ont mis en évidence un défaut de raccordement électrique
qui aurait pu empêcher le démarrage d’une turbopompe d’alimentation de secours. Les techniciens du site ont immédiatement remis le raccordement en conformité. Par ailleurs, lors du
réglage de certains capteurs de mesure de la radioactivité, les techniciens n’ont pas respecté les seuils d’alarme nouvellement prescrits. Ils ont été corrigés. Ces écarts, sans conséquence ni sur la sûreté des installations ni sur l’environnement, ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
*La turbine à combustion est un groupe électrogène mis en place durant les périodes de maintenance dudiesel de secours pour palier à son indisponibilité temporaire.


N° 372 – 15 mars 2007
Incident niveau 0
Pour réguler la puissance du coeur, des grappes de commande sont très légèrement insérées dans la cuve du réacteur. Le 7 mars dernier, lors d’une manoeuvre d’exploitation, une grappe de régulation a franchi, durant une demi seconde, la limite d’insertion préconisée par nos règles d’exploitation. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.


N° 374 - 29 mars 2007
Incident niveau 0
La semaine dernière, la température du local de la turbopompe de secours, située dans le bâtiment électrique, est passée en-dessous de la température requise durant 10 minutes, suite à l’entrebâillement de la porte d’accès vers l’extérieur du local. Les techniciens, qui sont intervenus dans le local, n’ont pas respecté l’affichage demandant de maintenir la porte fermée. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.


N° 375 - 5 avril 2007
Unité de production n° 2
Incidents 1 et 0
Le 24 mars 2007, lors d’une opération de maintenance, un commutateur de l’une des 4 chaînes de mesure de puissance du réacteur de l’unité de production n°2 a été mal positionné. Ceci a entraîné la remise en service de la chaîne de mesure, qui aurait dû être à l’arrêt pour l’opération de
maintenance. Dès le constat, le commutateur a été remis en bonne position. Bien que n'ayant eu aucune conséquence ni sur la sûreté des installations, ni sur la sécurité des intervenants, la direction de la centrale a considéré que cet écart à nos règles d’exploitation relevait du niveau 1
de l’échelle INES, graduée de 1 à 7.
Un essai périodique de ces chaînes de mesure a été réalisé le 28 mars alors que l’opération de maintenance en question n’était pas terminée. Aussitôt l’intervention terminée, l’essai a été renouvelé et a permis de garantir le bon fonctionnement du matériel. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.


N° 377 - 19 avril 2007
Incident niveau 0
Cette semaine la centrale a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire 2 événements, sans conséquence pour la sûreté des installations, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. Lors d’un contrôle de bon fonctionnement des indicateurs de position des 48 grappes de commande du réacteur, les techniciens ont identifié un défaut sur un module électronique d’un indicateur de position d’une des grappes. Ils ont immédiatement procédé au remplacement du module et testé son bon fonctionnement. Ils ont ensuite poursuivi le contrôle sur les autres
indicateurs de position de grappes et ce, avant d’obtenir confirmation de la disponibilité du nouveau module comme le stipulent nos règles d’exploitation. Par ailleurs, des intervenants ont pénétré dans une zone contrôlée très faiblement radioactive, située à l’extérieur du bâtiment
réacteur, pour effectuer un contrôle périodique, sans être équipés de tous les appareils de mesure de la radioactivité requis. Cet écart en radioprotection n’a eu aucune conséquence sur la santé des intervenants.


N° 380 – 10 mai 2007
Incidents niveau 0
1.
Lors des opérations de mise à l’arrêt, qui consistent à refroidir progressivement le circuit principal, la centrale a déclaré deuxévénements sans conséquence pour la sûreté.
Le 7 mai, un essai périodique sur un tronçon d'un circuit de sauvegarde a été réalisé. Ce contrôle nécessite et prévoit la mise hors service de certains matériels. Les résultats de ce contrôle ont été
satisfaisants mais après l'essai, la remise en conformité d’une vanne n’a pas été réalisée : le circuit de secours d'alimentation en eau du circuit primaire est resté indisponible environ 10 heures à l'issue del'essai. En raison de l'application incomplète du mode opératoire, la
direction de la centrale a déclaré cette anomalie, sans conséquence sur la sûreté de l'installation, à l'Autorité de Sûreté au niveau 1 de l'échelle INES graduée de 1 à 7.
Par ailleurs, lors d’un contrôle réalisé dans le cadre de la mise à l’arrêt, les techniciens ont constaté un dispositif de maintien d’une tuyauterie du circuit secondaire défectueux. Le dispositif sera réparé durant l’arrêt. Cet écart sans aucune conséquence pour la sûreté des installations a été déclaré au niveau 0.
2.
Dans le cadre d’une démarche d’amélioration de notre documentation opérationnelle, un ingénieur du service Conduite a détecté un écart documentaire dans un mode opératoire ayant conduit en février 2007 à un non-respect des Spécifications Techniques d’Exploitation. Cet
écart sans aucune conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré au niveau 0.


N° 381 – 16 mai 2007
Incidents niveau 0
1.
Lors des opérations de vidange du circuit primaire préalables à l’ouverture de la cuve du réacteur, un volume d'eau supérieur à celui prévu a été transféré dans le réservoir de stockage conçu à
cet effet. Dès la détection de l'écart, les équipes ont mis en oeuvre les actions permettant de corriger la situation. Cet écart n'a eu aucune conséquence sur la sûreté ni sur l'environnement. La
pression, la température et le niveau de l'eau du circuit sont toujours restés conformes aux règles d'exploitation. Le défaut de qualité dans le suivi de l'opération de vidange a conduit la
centrale à déclarer à l'Autorité de Sûreté Nucléaire cet événement au niveau 1 de l'échelle INES, le 11 mai.
2.
Par ailleurs, lors d’un contrôle, un agent du service Sécurité-radioprotection a détecté un défaut de balisage d’un chantier de tir radiographique. Cet écart à nos règles de radioprotection a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.


N° 382 – 24 mai 2007
1.
Unité de production n° 1
Incident niveau 0
Lors des opérations d’ouverture de la cuve, en préalable au déchargement, l’enchaînement incorrect des opérations de mise en configuration d’un capteur de niveau de la cuve, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré au niveau 0, en dessous de l’échelle INES.
2.
Unité de production n° 2
Incident niveau 0
La légère fuite d’air comprimé sur une soupape située en partie non nucléaire de l’exploitation, a été réparée. La mise à l’arrêt de l’unité de production vendredi dernier est mise à profit pour réaliserd’autres opérations de maintenance, actuellement en cours dans le bâtiment réacteur. En application de nos règles d’exploitation, cette mise à l’arrêt de l’unité de production, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclarée à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en dessous de l’échelle INES, graduée de 1 à 7.


N° 383 – 31 mai 2007
Unité de production n° 1
Incident niveau 0
Les opérations de maintenance et de contrôles sur différents matériels se poursuivent sur les deux unités de production. La semaine dernière, une vanne située sur un circuit annexe du circuit primaire de l’unité de production n°1 est restée en position ouverte après intervention alors qu’elle aurait dû être refermée. Ainsi, lors d’une opération de rinçage d’un déminéraliseur, de l’eau a été envoyée dans un ballon, isolé du circuit primaire. Cet écart à nos règles techniques d’exploitation, qui n’a eu aucune conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.


N°384 – 7 juin 2007
1.
Unité de production n° 1
Incident niveau 0
La semaine dernière, la centrale a déclaré un écart concernant l’envoi d’eau dans un ballon, isolé du circuit primaire, lors d’une opération de rinçage d’un déminéraliseur (voir Sit’Infos n°383). Après analyse complémentaire, la direction de la centrale a décidé de reclasser cet événement au niveau 1 de l’échelle INES, graduée de 1 à 7, en raison d’un manque de rigueur dans l’application de consignes. Par ailleurs, la semaine dernière, deux intervenants ont pénétré dans un local situé en zone nucléaire en portant une tenue inadaptée. Cet écart à nos règles de radioprotection n’a eu
aucune conséquence sur la santé des intervenants, il a été déclaré au niveau 0, en dessous de l’échelle INES.
2.
Unité de production n° 2
2 Incidents niveau 0
Cette semaine la centrale a déclaré deux écarts à l’Autorité de Sûreté Nucléaire, sans conséquence pour la sûreté des installations au niveau 0, en dessous de l’échelle INES. Le
premier concerne la suppression d’une activité dans une procédure d’exploitation. Le second,
une variation de débit dans un circuit annexe au circuit primaire, a eu pour incidence une
légère augmentation de la pression du circuit primaire, entraînant un changement de
domaine d’exploitation.


N° 385 – 14 juin 2007
Unité de production n°1
2 Incidents niveau 0
Cette semaine, la centrale a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire deux événements sans conséquence pour la sûreté des installations, au niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. Lors des essais de bon fonctionnement de l’automate intervenant lors de la manutention des assemblages, avant le déchargement du coeur, un critère nécessaire au rechargement des éléments n’était pas respecté. Le défaut a bien été corrigé avant ces opérations de rechargement, mais pas immédiatement comme le stipulent nos règles d’exploitation. Par ailleurs, lors d'un
transport de matériel provenant de la zone nucléaire de Fessenheim vers une autre centrale, un défaut dans l'arrimage d'outillage à l'intérieur d'un conteneur a été constaté. Cet écart à nos règles de transport n’a eu aucune conséquence ni pour la sécurité des intervenants, ni pour l’environnement.


N° 386 – 21 Juin 2007
Unité de production n°2
1.
incident niveau 1
Le 17 juin, lors d'un rejet d'air du bâtiment réacteur de l’unité de production n° 2, à l'occasion
d'un contrôle de l'étanchéité de l'enceinte de confinement*, les règles d’exploitation
applicables n'ont pas été complètement respectées. Comme habituellement, l'air a été rejeté
par les circuits de filtration et parfaitement contrôlé par les deux mesures d’activité de la
cheminée de rejet. Aucune activité anormale n’a été mesurée. En revanche, une mesure de
l'air du bâtiment réacteur était momentanément indisponible. L’application incomplète du
mode opératoire utilisé a conduit la direction de la centrale à déclarer à l'Autorité de Sûreté
cet événement, sans conséquences ni sur l'environnement ni sur la sûreté de l'installation, au
niveau 1 de l'échelle INES (graduée de 1 à 7).
2.
Incident niveau 0
Par ailleurs, deux agents intervenants en zone nucléaire n’ont pas respecté à la lettre une procédure de radioprotection d’entrée dans un local. Cet écart à nos règles de radioprotection, sans conséquence ni pour la santé des intervenants, ni pour l’environnement, a été déclaré au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.
* l’enceinte de confinement est constituée d’un bâtiment en béton contenant notamment les grands composants du circuit primaire des installations.
3.
Incident niveau 0
Cette nuit, l’unité de production n°2 a été mise à l’arrêt, conformément à nos procédures d’exploitation, suite à la détection d’une évolution des paramètres chimiques sur le circuit secondaire (partie conventionnelle), avec notamment un taux de sodium supérieur à la normale. Un défaut sur un échangeur thermique est à l’origine de cette évolution. En application de nos règles d’exploitation, cette mise à l’arrêt de l’unité de production sera déclarée à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.


N° 387 – 28 Juin 2007
Incident générique

Ecart générique de conformité sur les tuyauteries d’un circuit de refroidissement
Dans le cadre du réexamen de sûreté des 3e visites décennales des unités de production de 900 MW dont celles de Fessenheim, les études ont mis en évidence que dans certaines situations accidentelles hautement improbables, la conception de certains supports de tuyauteries ne permettrait pas de garantir l’étanchéité du circuit de refroidissement intermédiaire*. Cependant,
dans une telle situation, les procédures de conduite permettraient d’assurer le refroidissement du réacteur au moyen des générateurs de vapeur. EDF a décidé de procéder au renforcement des supports de tuyauteries. Les modifications interviendront dans le cadre des prochaines visites décennales.
L’écart générique** a été déclaré à l’Autorité de Sûreté au niveau 1 de l’échelle INES.
*circuit de réfrigération intermédiaire est la source froide du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt.
**générique : commun à plusieurs centrales nucléaires


N° 388 – 5 Juillet 2007
Unité de production n°2
Incident niveau 0
Suite à une intervention sur une pompe située dans en zone nucléaire, les techniciens ont constaté que la membrane d’un robinet était partiellement endommagée. Les morceaux de caoutchouc manquants ont été récupérés dans le circuit. Le défaut est dû à une anomalie de conception de ces membranes. La membrane endommagée a été immédiatement remplacée par une membrane plus résistante. A terme, ce circuit sera équipé d’une nouvelle génération de robinets, sans membrane. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations a été déclaré au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.


N° 389 – 12 Juillet 2007
Unité de production n°1
Incident niveau 0
Lors des essais de redémarrage, les techniciens ont détecté un débit de fuite du circuit primaire légèrement supérieur à la normale, ainsi qu’une perte d’huile sur une motopompe située en partie conventionnelle de l’installation.
Conformément à nos règles d’exploitation, le cumul de ces deux écarts nous a conduit à baisser momentanément la pression et la température du circuit primaire.
Les techniciens procèdent actuellement à l’identification et à la résorption de la fuite d’eau et ont remplacé un régulateur de débit d’huile sur une turbopompe de secours.
Les effluents ont été collectés dans des circuits prévus à cet effet.
Les techniciens reprendront ensuite les essais de redémarrage.
En application de nos règles d’exploitation, cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en dessous de l’échelle INES, graduée de 1 à 7.


N° 390 – 19 Juillet 2007
Unité de production n°1
Lors des nombreux essais de bon fonctionnement des matériels réalisés à différents stades de la montée en pression et en température des équipements du circuit primaire, un clapet n’était pas totalement étanche. Les ingénieurs et techniciens du site ont momentanément suspendu les opérations de démarrage pour réaliser des investigations sur l’organe en question. Après analyse, ils ont décidé de procéder au remplacement du clapet. L’intervention est programmée dans les prochains jours.


N° 391 – 26 Juillet 2007
Unité de production n°1
Incident niveau 0

Les ingénieurs et techniciens du site préparent actuellement le dossier de remplacement du clapet inétanche, situé sur un circuit de secours en zone nucléaire. Lors des essais de bon fonctionnement des matériels réalisés lors de la montée en pression et en température des équipements du circuit primaire, le clapet n’était pas totalement étanche. En attendant
l’intervention, les opérations de démarrage de l’unité de production n°1 sont momentanément suspendues (voir Sit’Infos n°390).

La semaine dernière, la centrale a déclaré deux écarts d’exploitation à
l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Le premier concerne le dépassement de la
périodicité d’un essai hebdomadaire. Celui-ci a été réalisé dès la découverte
de l’écart et s’est avéré satisfaisant. Par ailleurs, lors de la vérification du bon
fonctionnement de la turbopompe de secours de l’unité de production n°1
après intervention, le mauvais positionnement d’une pièce nous a conduit à
rendre indisponible le matériel pour le réparer. Ces deux écarts, sans
conséquence pour la sûreté des installations, ont été déclarés au niveau 0,
en-dessous de l’échelle INES, graduée de 1 à 7.


N° 392 – 2 Août 2007
Unité de production n°2
Incident niveau 0

Lors d’une opération de maintenance préventive sur l’appareil de mesure du bore de l’unité de production n°2, un aléa technique nous a amené à dépasser le délai d’intervention.
Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. werk.


N° 393 – 9 Août 2007
Unité de production n°1
Incident niveau 0

Les opérations de redémarrage sont en cours.Actuellement, les dernières vérifications sont en cours avec notamment la réalisation des essais physiques du coeurdu réacteur.
Ces essais permettent de vérifier le comportement attendu du coeur après le renouvellement d’un tiers du combustible.Lors de ces essais réalisés à puissance nulle, une intervention inadaptée sur un commutateur a déclenché un ordre d’arrêt automatique du réacteur. Conformément à nos procédures, cet événement sans conséquence sur la sûreté des installations a été déclaré au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 394 – 16 Août 2007
Incident niveau 0

Des calculs effectués en préliminaire à une opération de conditionnement de résines de déminéralisation usées, ont mis en évidence le risque d’atteinte de seuils dosimétriques dans le cas de sa réalisation.
Face à cette éventualité, et bien qu’aucun conditionnement n’ait été réalisé dans ces conditions, et que donc, aucune incidence sur la santé des intervenants ni sur l’environnement ne soit à relever, la centrale a décidé de déclarer cet écart à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0 de l’échelle INES adaptée à la radioprotection, graduée de 1 à 7. Des dispositions complémentaires ont été mises en œuvre pour réaliser ces opérations en toute sécurité.


N° 395 – 23 Août 2007
Unité de production n°1
2 Incidents niveau 0

Cette semaine la centrale a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire 2 écarts sans conséquence pour la sûreté des installations, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7, consécutifs à des opérations de contrôle et d’essai.

Dans le cadre du redémarrage de l’unité de production N°1, les techniciens ont mis en évidence et remédié à un défaut de branchement électrique d’un capteur de débit d’eau du circuit secondaire, faisant suite à une intervention de maintenance.
Par ailleurs, un essai programmé a permis de détecter un défaut de positionnement d’une vanne d’un circuit d’eau incendie. Cet écart a, lui aussi, été immédiatement traité.


N° 396 – 30 Août 2007
Unité de production n°1
2 Incidents niveau 0

Dans le cadre des opérations de redémarrage de l'unité de production n°1 suite à l'arrêt programmé pour maintenance, un mode opératoire inapproprié a été appliqué à la fin des essais et
contrôles de paramètres du coeur, réalisés à puissance nulle (voir Sit’Infos n° 393). Il a conduit à un écart de positionnement par rapport à ce que prescrivent nos règles techniques, d'un des 6
groupes de barres de contrôle. Cet écart, sans conséquence sur la sûreté des installations a été déclaré le 29 août à l'Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES graduée de 1 à 7.
Les résultats de ces essais ont été satisfaisants.
Par ailleurs, la centrale a déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, un écart de radioprotection au niveau 0 de l'échelle INES relatif à l’inétanchéité d’un détecteur incendie équipé, comme la plupart des matériels de ce type, d’une source radiologique.


N° 399 – 20 Septembre 2007
Incident niveau 0

Ecart d’exploitation
Lors d’une intervention, un des robinets qui servirait à l’alimentation en eau d’un réservoir de secours a été momentanément fermé. Cet écart n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ce réservoir n’ayant pas été utilisé. L’écart a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.


N° 402 – 11 octobre 2007
Incident niveau 0

Ecart d’exploitation
La température du réservoir d’eau borée a légèrement dépassé la valeur requise : 33,1°C pour
30 °C. Dès la détection de l’écart de température, les techniciens ont immédiatement réfrigéré le réservoir. Cet écart, sans aucune conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré au
niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.


N° 403 – 18 octobre 2007
2 Incidents niveau 0

L’unité de production n°1 a été mise à l’arrêt momentanément mercredi 17 octobre pour
effectuer des contrôles d’épaisseur de tuyauteries.Un audit interne à EDF, réalisé les 9 et 10 octobre, avait mis en évidence un écart, sans impact sur la sûreté, dans l’application d’une méthode de vérification de l’épaisseur de ces tuyauteries, d’où ce programme de contrôles complémentaires.

Dans le cadre de l’arrêt, la centrale a déclaré cette semaine deux écarts de niveau 0, en-dessous de l’échelle INES, graduée de 1 à 7. Il s’agit d’une part, du dépassement de 3 heures du délai de réalisation d’un essai périodique rendant momentanément indisponible un circuit de secours dans le bâtiment réacteur. Cet écart d’exploitation n’a eu aucune conséquence pour la sûreté des installations. D’autre part, un salarié n’a pas complètement respecté la procédure applicable
en cas de déclenchement du portique de contrôle d’absence de radioactivité de sortie de site. Cet écart de radioprotection n’a eu aucune conséquence ni pour la santé de l’intervenant, ni pour l’environnement, les techniciens sécuritéradioprotection s’étant immédiatement assurés de l’absence de toute trace de radioactivité avant son départ du site.


N° 404 – 25 octobre 2007
Unité de production n°2
2 Incidents

Le 15 octobre 2007, sur l’unité de production n°2, le basculement programmé d’un tableau électrique a eu pour conséquence la diminution du débit d’une pompe de secours en zone nucléaire durant 2 secondes. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.
Mardi 23 octobre, lors des contrôles systématiques effectués en sortie de site, de légères traces de contamination interne ont été détectées sur un salarié intervenant sur un chantier de robinetterie dans le bâtiment réacteur.

Unité de production n°1
1 incident
Dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 octobre 2007, alors que l’unité de production n°1 était à l’arrêt, un défaut est apparu sur une des trois pompes de secours alimentant les générateurs de vapeur. Dans ce cas, les règles d’exploitation demandent une baisse de la pression et de la température du circuit primaire. La baisse a été engagée mais le délai prescrit pour sa réalisation n’a pas été respecté. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de l’échelle INES, graduée de 1 à 7.


N° 405 – 31 octobre 2007
2 Incidents

Ecarts d’exploitation
Cette semaine, deux écarts de niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7, ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire.
Dans le cadre des contrôles habituels d’étanchéité de l’enceinte de confinement, les techniciens ont constaté qu’un contrôle n’avait pas été réalisé suite au réglage d’un servomoteur effectué lors de l’arrêt précédent. Le test vient d’être réalisé et il est satisfaisant. Cet écart à nos règles d’exploitation n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations.
Par ailleurs, un outillage conditionné dans une caisse en plomb faisant office de protection radiologique n’était pas correctement identifié « zone orange* ». Aucune conséquence ni sur la santé des intervenants, ni sur l’environnement n’a été constatée. L’écart a été immédiatement corrigé par un balisage adéquat.
* zone dont le débit de dose est compris entre 2 et 100 mSv/heure.


N° 406 – 08 novembre 2007
2 Incidents

Radioprotection :
Le 25 octobre, un défaut de balisage d’une zone jaune*, située dans le bâtiment réacteur, a été détecté. Aucune conséquence ni sur la santé des intervenants, ni sur l’environnement n’a été constatée. L’écart de radioprotection a été immédiatement corrigé. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
Par ailleurs, le 30 octobre, de légères traces de contamination interne ont été détectées sur un salarié intervenant sur un chantier de robinetterie dans le bâtiment réacteur. La personne a été prise en charge par le service médical du site qui a procédé à tous les examens et traitements
habituellement effectués dans ce cas. Les analyses ont permis d'estimer que le niveau de contamination interne était inférieur au centième de la limite annuelle réglementaire, soit très inférieur à la dose correspondant à une radio des poumons. Ces traces de contamination ont été éliminées très rapidement. L'intervenant a repris ses activités professionnelles normalement. Conformément à nos règles, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a été informé. En outre, l’inspecteur du travail est sur le site aujourd’hui pour regarder les chantiers sous un œil sécurité et radioprotection.
* zone dont le débit de dose est compris entre 0,025 et 2 mSv/heure.


N° 408 – 22 novembre 2007
2 Incidents

Ecarts d’exploitation
Cette semaine, deux écarts sans conséquence pour la sûreté des installations, ont été détectés sur l’unité de production n°1.
Le 23 octobre, lors d’une ronde de surveillance, un agent de terrain a détecté une défaillance sur une pompe située sur le circuit d’injection de sécurité (partie nucléaire de l’installation). Après analyse, une nonqualité lors d’une opération de maintenance réalisée lors du dernier arrêt de tranche en juin 2007, est à l’origine du dysfonctionnement. Dès détection de l’écart, les techniciens ont immédiatement procédé à sa remise en conformité puis en exploitation.
Par ailleurs, le léger dépassement d’une valeur requise lors d’un essai hebdomadaire d’un
capteur de mesure de température situé sur le circuit primaire, n’a pas été immédiatement identifié. Dès détection de l’écart, l’essai a été repris et les valeurs se sont avérées satisfaisantes. Ces écarts ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous
de l’échelle INES graduée de 1 à 7.


N° 409 – 29 novembre 2007
Unité de production n°2
1 Incident

Radioprotection :

Lundi 26 novembre, de légères traces de contamination interne ont été détectées sur 4 salariés d'une entreprise extérieure qui intervenaient sur un chantier de calorifugeage, dans le bâtiment réacteur n° 2. Les personnes ont été immédiatement prises en charge par le service médical du site qui a procédé à tous les examens et traitements habituellement effectués dans ce cas. Les analyses effectuees ont révélé des traces de contamiantion qui seront très probablement évacuées par les voies naturelles dans les heures à venir. Deux inspecteurs de l’Autorité de Sûreté Nucléaire sont venus sur le site mardi pour inspecter le local où intervenaient la veille, les quatre salariés.


N° 411 – 13 décembre 2007
Unité de production n°2
1 Incident

Lors d’un essai de mise en fonctionnement des trois pompes primaires, la pression du circuit primaire était légèrement supérieure aux valeurs requises.Dès détection de l’écart, les techniciens du site ont immédiatement arrêté la troisième pompe et la pression est revenue aux valeurs attendues. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité
de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES gradué de 1 à 7.


N° 412 – 20 décembre 2007
Unité de production n°2
1 Incident

Cette semaine, des indisponibilités sur la turbopompe de secours* ont conduit la centrale à déclarer un écart de niveau 0 à l’Autorité de Sûreté Nucléaire, sans conséquence pour la sûreté des installations, en dessous de l’échelle INES gradué de 1 à 7.


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