Incidents centrale nucléaire Fessenheim 2008
Ici est documentée la liste "officielle" des "incidents" de la centrale nucléaire de Fessenheim, publiée par EDF. Il est toujours difficile de dire si ces incidents sont significatifs, voir dangereux, et ce d'autant plus que leur explication sémantique est entre les mains de l'exploitant et de son service de la communication. Ceux-ci ont montré, à maintes reprises, leurs capacités à retenir l'information. On ne peut donc que regretter l'absence d'une autorité de sûreté nucléaire objective et indépendante. La pléthore de ces "incidents", de moindre importance, donne souvent l'impression qu'ils sont rendus public "honnêtement" pour cacher des problèmes plus graves.
N° 414 – 03 janvier 2008
Unité de production n°2
1 Incident
Ecart d’exploitation
Durant la phase de redémarrage de l’unité de production n°2, la périodicité d’un essai consistant à surveiller la disponibilité de matériels requis, a été légèrement dépassée. L’écart, sans conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au nveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 415 – 10 janvier 2008
Unité de production n°2
2 Incidents
Suite à la défaillance d’une des fixations d'une tuyauterie de purge d’un circuit situé dans la partie non nucléaire des installations (salle des machines), l'unité de production n°2 a été mise à l'arrêt mercredi 9 janvier en début d'après-midi.
Les techniciens du site sont en train de remplacer la fixation défectueuse et effectuent des contrôles sur les autres fixations ainsi que sur le circuit concerné.
Ceci n’a eu aucune conséquence sur la sécurité du personnel, ni sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement.
Ecart d’exploitation
Le 2 janvier 2008, la vitesse de montée en puissance du réacteur de l’unité de production n°2 a dépassé de 1% durant une dizaine de minutes, celle requise par nos règles d’exploitation. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 416 – 17 janvier 2008
Unité de production n°2
2 Incidents
Lundi 13 janvier, lors de la phase de redémarrage, l’alarme permettant de détecter une baisse éventuelle de la concentration en bore* dans le circuit primaire était réglée à un seuil légèrement inférieur à la valeur requise. Cet écart a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
*Le bore constitue l’un des moyens de réglage de la réactivité dans le cœur du réacteur. La concentration en bore de l’eau est réglée par des appoints plus ou moins importants d’eau borée, cette concentration est mesurée en permanence par un boremètre.
Par ailleurs, lors d’un mouvement de grappes de commande, l’une d’entre elles n’a pas
manœuvré correctement. Conformément à nos règles d’exploitation, les techniciens ont
interrompu les opérations préalables au redémarrage et sont intervenus sur le système de régulation des grappes. Ce repli de l’unité de production n°2 a été déclaré au niveau 0, en-dessous
de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 417 – 24 janvier 2008
1 Incident
Ecart d’exploitation
Une pompe de secours, utilisée notamment dans le cadre des épreuves hydrauliques décennales du circuit primaire, a été déclarée indisponible à plusieurs reprises suite au mauvais positionnement d’une soupape de sécurité. Les techniciens sont intervenus et les derniers essais sont concluants. Cet écart, qui n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations a été déclaré au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 419 – 07 février 2008
1 Incident
Ecart d’exploitation
Suite à une intervention réalisée lors du dernier arrêt de l’unité de production n°2 en décembre dernier, l’ordre de démarrage automatique de deux turbopompes de secours a été donné. Bien que ces turbopompes étaient déjà en fonctionnement dans le cadre de manoeuvres normales
d’exploitation, l’ordre de mise en service automatique est redevable d’une déclaration d’événement auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. Cet écart n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations.
N° 421 – 21 février 2008
Unité de production n°2
1 Incident
Dans le cadre de la stricte surveillance de nos installations, les techniciens ont détecté, lundi 18 février, une légère* fuite d’eau du circuit primaire vers le circuit secondaire sur l’un des trois
générateurs de vapeur**. Conformément aux règles d’exploitation, le réacteur a été mis à l’arrêt afin de réaliser les opérations de contrôle des tubes du générateur de vapeur, et de procéder aux
opérations de maintenance nécessaires. Des panaches de vapeur d’eau non radioactive pourront être visibles au dessus de la centrale dans les prochains jours.Cet écart, qui n’a pas eu d’impact sur la sûreté des installations ni sur l’environnement, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0 de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
* débit de la fuite : 5 l/h pour un volume d’eau total d’environ 330 000 litres
d’eau circulant dans le circuit primaire.
** les générateurs de vapeurs produisent la vapeur nécessaire au
fonctionnement du groupe turbine-alternateur, producteur d’électricité.
N° 422 – 28 février 2008
1 Incident
Ecart d’exploitation
La déclinaison imparfaite d’un nouveau programme de maintenance a eu pour conséquence un retard dans la mise en oeuvre du contrôle de certains supports de tuyauteries. L’écart a été détecté à la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes) et communiqué à l’ensemble des centrales du Parc nucléaire EDF. Après vérification, 13 sites étaient concernés, dont la centrale nucléaire de
Fessenheim. Les contrôles exhaustifs de ces tuyauteries ont d’ores et déjà été planifiés lors des prochains arrêts des deux unités de production de Fessenheim. Cet écart générique, c’est-à-dire commun à plusieurs centrales nucléaires, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire
au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES, graduée de 1 à 7.
N° 423 – 6 mars 2008
Unité de production n°2 :
1 Incident
Le 27 février, dans le cadre de l'arrêt pour contrôle et maintenance d'un générateur de vapeur, un dysfonctionnement a été détecté sur une des deux chaînes mesurant la réactivité du réacteur en phase d'arrêt. Le diagnostic technique, réalisé en relation avec le constructeur du matériel concerné, n'a pas permis de respecter le délai de réparation requis par nos règles d'exploitation. Bien que d'autres moyens de surveillance aient été mis en place, cet écart à nos règles d'exploitation, sans conséquence sur la sûreté de l'installation, a été déclaré au niveau 1 de l'échelle INES graduée de 1 à 7. Le détecteur en défaut, à l’origine du dysfonctionnement, a été identifié en début de semaine et remplacé hier.
N° 424 – 13 mars 2008
2 Incidents
Ecarts d’exploitation
Cette semaine la centrale a déclaré deux écarts à l’Autorité de Sûreté Nucléaire, sans conséquence ni sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement. Pour réparer un détecteur (Voir Sit’Infos n°423), les techniciens ont débranché son alimentation électrique. Or celle-ci est
commune à un autre dispositif de détection, ce qui a déclenché une alarme non justifiée en salle de commande. Conformément à nos règles d’exploitation, les opérateurs ont appliqué la procédure appropriée en cas d’apparition de cette alarme. Cet écart aurait pu être évité par une
meilleure préparation de l’intervention. Par ailleurs, les deux portes du sas d’accès au bâtiment réacteur sont restées ouvertes pendant 1 minute lors d’une manoeuvre d’exploitation qui requerrait la fermeture d’au moins l’une d’entre elles. Ces deux écarts ont été déclarés au niveau 0 en-dessous de l’échelle INES, graduée de 1 à 7.
N° 425 – 20 mars 2008
Unité de production n°2 :
1 Incident
Par ailleurs, dans le cadre de cet arrêt en cours, la centrale a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire, un écart sans conséquence pour la sûreté des installations, classé au niveau 0,
en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. Deux vannes situées sur le circuit secondaire de l’installation étaient fermées mais pas condamnées physiquement (c’est-à-dire non manœuvrables) comme le prévoyaient les procédures. Dès détection, l’écart a été corrigé.
N° 426 – 27 mars 2008
Unité de production n°2 :
1 Incident
Les contrôles réalisés la semaine dernière sur certains tubes du générateur de vapeur n°3 ont mis en évidence des phénomènes vibratoires.
Cette semaine, les techniciens du site se préparent au bouchage préventif d’une trentaine de tubes situés dans l’environnement du tube défectueux de ce générateur (Voir Sit’Infos n°424 et 425).
A titre préventif, les techniciens boucheront un nombre de tubes équivalent sur les deux autres générateurs de vapeur de l’unité de production n°2 (Voir zoom sur les générateurs de vapeur ci-contre).
L’unité de production n°2 a été arrêtée le 18 février dernier, suite à la détection d’un défaut sur un tube du générateur de vapeur n°3.
N° 427 – 3 avril 2008
1 incident
Ecart de radioprotection
Dans la chaîne de traitement d’un déchet en zone nucléaire, l’agent a correctement accompli le geste technique mais n’a pas formalisé son geste par écrit comme l’exige la réglementation. Cet écart de radioprotection, sans conséquence ni pour la santé de l’intervenant, ni sur l’environnement a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 428 – 10 avril 2008
Décès d’un salarié d’une entreprise prestataire
Mardi 8 avril, vers 4h00 du matin, un salarié d’une entreprise prestataire a été victime d’un malaise alors qu’il se trouvait dans un vestiaire situé dans la partie non nucléaire de la centrale.
Malgré l’intervention rapide des secours, il n’a pu être réanimé et est malheureusement décédé vers 5h30. La Direction et le personnel de la centrale s’associent à la douleur
de sa famille et de ses proches.
N° 429 – 17 avril 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
Lors d’un essai périodique sur l’unité de production n°1,les techniciens ont détecté un défaut sur un système dechauffage. Celui-ci a entraîné une baisse momentanée dela température (0,3°C en-dessous de la valeur requise) d’un tronçon de tuyauterie d’un système de sauvegarde.
Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0 en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 432 – 7 mai 2008
Unité de production n°2 :
2 incidents
Cette semaine la centrale a déclaré deux événements d’exploitation, sans conséquence pour la sûreté des installations. A l’occasion d’un contrôle sur l’une des chaînes d’instrumentation du réacteur de l’unité de production N°2, l’utilisation d’un matériel inadapté a généré deux écarts de mesure retransmis en salle de commande. Par ailleurs, suite à la modification d’un programme
d’essai de clapets coupe-feu, le contrôle périodique de 2 de ces matériels situés sur un circuit de ventilation (zone non nucléaire) n’a pas été pris en compte. Ces écarts ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES
graduée de 1 à 7.
N° 433 – 15 mai 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
Dans le cadre de la préparation de travaux, les techniciens ont détecté dans un local adjacent à la salle de commande, un système de ventilation non conforme. Ce dispositif de renouvellement de l’air autonome a été mis à l’arrêt dans l’attente d’analyses complémentaires. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 434 – 22 mai 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
Pour réaliser une intervention dans un espace contigu au local du diesel de secours (partie non nucléaire des installations), il a été nécessaire d’inhiber momentanément le système de détection incendie de ce local. Dans ce cas, la présence du technicien dans le local faisait office de détection incendie. Bien que présent toute la journée dans le local, l’intervenant n’a pas
effectué une ronde régulière dans l’espace attenant. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, aété déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 435 – 29 mai 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
Lors d’une intervention sur la turbine à combustion de secours située en zone non nucléaire, le dispositif de détection incendie du local a été rendu indisponible. Or cette indisponibilité n’a pas été identifiée dans les documents de travail. Cet écart à nos règles d’exploitation, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 438 – 19 juin 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
Lors de sa ronde de surveillance, un agent de sécurité a trouvé la porte du local de stockage des sources radioactives non fermée à clé. La porte a été immédiatement fermée à double-tour. Un contrôle de l’intégrité des cadenas et un inventaire des sources présentes n’ont mis en évidence aucun écart. Cet événement de radioprotection, sans conséquence pour la santé des intervenants, l’environnement et la sûreté des installations, a été déclaré au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 440 – 3 juillet 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
La réglementation demande un recensement exhaustif des matériels contenant une source radioactive, même infime : or 5 détecteurs incendie ioniques*, n’avaient pas été répertoriés. Par ailleurs, suite à un écart détecté par la centrale nucléaire de Bugey (01) dans une consigne d’essai périodique d’un système d’instrumentation, la centrale nucléaire de Fessenheim, de conception identique, a vérifié ses procédures. Le site alsacien y a identifié le même écart. Cet écart de radioprotection et cet écart d’exploitation, sans conséquence pour la sûreté des installations, ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au
niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
*Cette technologie, utilisée couramment dans l’industrie et les bâtiments publics pour la détection incendie, fonctionne avec une faible quantité de radio-éléments.
N° 441 – 10 juillet 2008
3 incidents
Ecarts d’exploitation
Cette semaine la centrale a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) 3 écarts, sans conséquence pour la sûreté des installations, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. Un programme de maintenance commun à l’ensemble des centrales 900 MW n’a pu être décliné dans sa totalité en raison de certaines spécificités techniques à Fessenheim. Cependant, il aurait fallu effectuer une demande de dérogation spécifique à l’ASN. Dans le cadre de travaux de peinture réalisés par une enterprise extérieure, un vinyle de protection a été déposé sur le capot d’un moteur électrique d’une pompe (qui était à l’arrêt). L’apparition d’une alarme de défaut d’un détecteur incendie a été traitée en salle de commande mais n’a pas immédiatement fait l’objet d’un complément d’investigation en local.
N° 442 – 17 juillet 2008
3 incidents
Ecarts d’exploitation
L'unité de production n°2 est en arrêt programmé, afin de procéder à des opérations de maintenance. Les interventions se poursuivent et les tests de bon fonctionnement sont concluants. Dans le cadre de la conduite des installations, le dépassement momentané d’une valeur de débit d’un circuit de refroidissement à l’arrêt a fait l’objet d’une déclaration à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0 en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. Parmi les opérations planifiées, des contrôles visuels sur le circuit qui alimente en eau de réfrigération 2 échangeurs situés dans la partie nucléaire de l’installation, ont été réalisés. En effet, la surveillance permanente de ces matériels en exploitation, avait montré une diminution du débit sur l’un d’eux (réfrigérant n°2). L’eau de réfrigération est prélevée dans le Grand Canal d’Alsace. Des investigations complémentaires ont mis en évidence un dépôt de sédiments dans une portion de galerie de la structure en béton de prise d’eau. Les o pérations de nettoyage sont en cours. Le débit du réfrigérant n°2 est à présent correct ; cependant le délai imposé par nos spécifications techniques dans cette situation, ayant été dépassé, cet écart a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0 en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 443 – 24 juillet 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
A l’occasion de la réalisation d’un essai périodique sur un circuit
d’alimentation en eau des générateurs de vapeur de l’unité de
production n°1, une position incorrecte des 3 robinets de ce circuit a
entraîné un court dépassement de la puissance du réacteur (pendant 2
mn 20 s). Après remise en position correcte des robinets, l’essai s’est
poursuivi et a donné des résultats satisfaisants. Cet écart, sans
conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité
de Sûreté Nucléaire (ASN), au niveau 0, en dessous de l’échelle INES
graduée de 1 à 7.
N° 444 – 31 juillet 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
Suite à une intervention de maintenance, une partie du système
de filtration de l’air de la salle de commande de l’unité de
production n°1 est restée momentanément isolée. Cet écart,
sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré
à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), au niveau 0 de l’échelle
INES graduée de 1 à 7.
N° 445 – 7 août 2008
2 incidents
Ecarts d’exploitation
Lors de contrôles réguliers, les techniciens de la centrale ont détecté cette
semaine deux écarts à nos règles d’exploitation. Le premier concerne le
dépassement du délai prescrit pour l’essai d’une pompe d’appoint située en
zone nucléaire. L’essai réalisé a montré le bon fonctionnement de la
pompe. Par ailleurs, un voyant de position d’une vanne d’un circuit
d’effluents, située dans le bâtiment des auxiliaires nucléaire, a été trouvé
défectueux. Le boîtier électrique, à l’origine de ce dysfonctionnement, sera
remplacé dans les prochains jours. Ces deux écarts, sans conséquence sur la
sûreté des installations, ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au
niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 446 – 14 août 2008
1 incident
Ecarts d’exploitation de niveau 1
Le 11 août, lors des opérations de mise à l’arrêt de l’unité de production n°1, un défaut d’ouverture sur une vanne d’un circuit utilisé pour l’arrêt du réacteur, a nécessité, conformément à nos procédures, de placer de manière préventive le réacteur dans une configuration la plus adaptée.
Celle-ci n’a pas été réalisée dans les délais prescrits. Cet écart qui n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de l’échelle INES, graduée de 1 à 7. Les équipes de maintenance ont réparé le défaut sur la vanne et les opérations de mise à l’arrêt se sont poursuivies normalement.
Par ailleurs, cette semaine la centrale a décidé de reclasser un écart déclaré initialement au niveau 0, au niveau 1. Cet écart concerne l’indisponibilité momentanée, suite à une intervention de maintenance, d’une partie du système de filtration de l’air de la salle de commande de l’unité de production n°1 (Voir Sit’Infos n° 444). Ce reclassement intervient après l’analyse complémentaire effectuée, comme toujours après chaque événement, par les ingénieurs de la centrale en relation avec l'Autorité de Sûreté Nucléaire. Cette analyse a montré que les procédures n’ont pas été totalement suivies. En effet, celles-ci prévoient que le système de filtration concerné doit toujours rester disponible. Cet écart n’a eu aucune conséquence sur le fonctionnement et la sûreté des installations.
N° 447 – 21 août 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
Lors des opérations de mise à l’arrêt, la défaillance d’un robinet sur un des circuits de refroidissement a provoqué une baisse de débit de ce dernier. La procédure applicable dans ce cas a été suivie de façon incomplète. Cet écart à nos règles d’exploitation a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. Le robinet a été réparé et le circuit a fonctionné à nouveau normalement.
N° 449 – 4 septembre 2008
1 incident
La semaine dernière, lors de la préparation d’un tir radiographique, trois intervenants ont franchi un balisage. Dans la mesure où le tir n’avait pas encore commencé, cet écart de radioprotection n’a eu aucune conséquence sur la santé des personnes. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 450 – 11 septembre 2008
2 incidents
Cette semaine, deux écarts à nos règles d’exploitation ont été relevés sur les chantiers en cours. Lors d’une intervention sur un robinet situé en zone nucléaire, un intervenant ne portait pas la protection adéquate. Cet écart n’a eu aucune conséquence sur la santé de l’intervenant, sur lequel aucune trace de contamination n’a été relevée. Par ailleurs, un essai périodique a mis en évidence une erreur dans une procédure, entraînant l’indisponibilité d’une des protections incendie du transformateur. Ces écarts ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 451 – 18 septembre 2008
1 incident
Ecart de radioprotection
Deux intervenants qui effectuaient des prises de vue techniques dans le Bâtiment des Auxiliaires Nucléaires, ne portaient les surbottes requises. Les contrôles réalisés sur les intervenants et leur environnement de travail n’ont mis en évidence aucune trace de radioactivité. Cet écart a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 452 – 25 septembre 2008
2 incidents
Lors d’un essai de bon fonctionnement d’un diesel de secours, une des alarmes présentait un défaut. Le câblage incriminé a été immédiatement réparé, les nouveaux essais se sont avérés satisfaisants. Cet écart a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
Un intervenant blessé au doigt
Un intervenant travaillant sur un chantier de la station de pompage s’est blessé au doigt ce jeudi matin. Il a été transporté par un véhicule de secours à l’hôpital de Colmar.
Ecart de radioprotection
La réglementation demande un recensement exhaustif des matériels contenant une source radioactive, même infime : or un détecteur incendie ionique n’avait pas été répertorié. Cet écart a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
*Cette technologie, utilisée couramment dans l’industrie et les bâtiments publics pour la détection incendie, fonctionne avec une faible quantité de radio-éléments.
N° 453 – 2 octobre 2008
2 incidents
Cette semaine la centrale a déclaré deux écarts à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. D’une part, un intervenant a vidangé par erreur une très faible quantité du liquide de refroidissement du diesel de secours. L’appoint a été fait aussitôt. D’autre part, suite à une opération de soudage, un bouchon est resté dans une tuyauterie, rendant partiellement indisponible la protection incendie d’une pompe située en zone nucléaire. Ces écarts n’ont eu aucune conséquence sur la sûreté des installations.
N° 454 – 9 octobre 2008
1 incident
En préalable au rechargement, un des circuits d’appoint au circuit primaire, requis pour l’opération, était indisponible suite à la mauvaise position d’un robinet. Ce dernier a été remis en position adaptée. Cet écart, sans conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré au niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 455 – 16 octobre 2008
1 incident
La centrale a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire un écart à nos règles d’exploitation, qui n’a eu aucune conséquence sur la sûreté de l’installation, au niveau 1 de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
La semaine dernière, les techniciens de la centrale avaient commencé le nettoyage habituel de la piscine du bâtiment réacteur alors qu’une pompe d’un circuit d’appoint en eau borée était indisponible.
Conformément aux règles d’exploitation, cette opération de nettoyage ne peut être engagée que lorsque ce circuit est disponible. A la détection de cet écart, l’opération de nettoyage de la piscine n’avait pas été immédiatement suspendue. La pompe a été remise en configuration et l’opération a pu reprendre son cours.
N° 457 – 30 octobre 2008
1 incident
Ecart de radioprotection
Un technicien, travaillant au magasin des pièces de rechange du site, a trouvé un détecteur incendie ionique* neuf, rangé dans un casier inapproprié. La réglementation demande un recensement exhaustif des matériels contenant une source radioactive, même infime . Cet écart a été déclaré à l’Autorité de SûretéNucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
*Cette technologie, utilisée couramment dans l’industrie et les bâtiments publics pour la détection incendie, fonctionne avec une faible quantité de radio-éléments.
N° 459 – 13 novembre 2008
Unité de production n°1 : 1 incident
Cette semaine, suite à l’apparition d’une alarme lors de la mise en service d’une pompe, les opérateurs ont appliqué, conformément à nos règles d’exploitation, une procédure demandant l’arrêt manuel du réacteur (celui-ci étant déjà à l’arrêt). L’application de cette procédure est redevable d’une déclaration d’événement de niveau 0 à l’Autorité de Sûreté Nucléaire, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 460 – 20 novembre 2008
Unité de production n°1 : 2 incidents
Cette semaine la centrale a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire deux écarts sans conséquence pour la sûreté des installations, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
Un défaut de fixation d’un support d’une tuyauterie située en partie nucléaire de l’installation n’avait pas été relevé lors du dernier contrôle. Ce support est à présent correctement fixé.
Par ailleurs, des mesures de vibrations d’une turbopompe de secours étaient légèrement supérieures au seuil requis. Le défaut a été corrigé et la turbopompe est à nouveau disponible.
N° 461 – 27 novembre 2008
Unité de production n°2 : 1 incident
Le délai autorisé par nos règles d’exploitation pour la réalisation d’une intervention sur un robinet d’un circuit d’arrivée d’eau situé à l’extérieur du bâtiment réacteur n°2, a été dépassé. Cette intervention est à présent terminée, les techniciens s’apprêtent à réaliser les essais de bon fonctionnement. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 462 – 4 décembre 2008
Unité de production n°2 : 1 incident
L’unité de production n°2 a été mise à l’arrêt durant quelquesheures le week-end dernier, pour intervenir sur des matériels decircuits situés en salle des machines (partie non nucléaire del’installation). Les activités de maintenance se sont dérouléesconformément au planning prévu. Lors de la préparation desactivités, un technicien a pénétré dans un local du bâtimentréacteur durant quelques minutes pour effectuer une manœuvre,sans appliquer toutes les consignes de sécurité. Cet écart à nosrègles très strictes de radioprotection, n’a eu aucune conséquencepour l’intervenant. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaireau niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 464 – 18 décembre 2008
1 incident
Ecart d’exploitation
Suite à une erreur de planification dans l’outil informatique de programmation des essais périodiques, la périodicité d’un essai de bon fonctionnement d’un système de chauffage d’un filtre de secours a été dépassée. Dès détection de l’écart, les techniciens ont réalisé l’essai, qui s’est avéré satisfaisant. L’écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 465 – 24 décembre 2008
2 incidents
Ecarts d’exploitation
Au cours du dernier arrêt de l’unité de production n°1, la centrale avait remplacé trois robinets par des modèles de conception légèrement différentes* (cf Sit’infos n°458). Suite à des examens métallurgiques et des contrôles réglementaires approfondis, les techniciens du site avaient obtenu de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, l’autorisation de poursuivre les opérations de démarrage du réacteur. Après analyse, l'Autorité de Sûreté Nucléaire considère que les modalités réglementaires, relatives à ce type de dossier, n'ont pas été scrupuleusement respectées par le site. Elle a donc décidé de classer cet événement, qui n'a eu aucune conséquence pour la sûreté des installations, au niveau 1 de l'échelle INES, graduée de 1 à 7. L'unité n°1 produit actuellement à pleine puissance, et les nouveaux robinets permettent un bon fonctionnementdu circuit.
*ces robinets sont situés sur un circuit de filtration de l'air du bâtiment réacteur, qui seraitutilisé en situation accidentelle.
Par ailleurs, bien qu’une opération de maintenance réalisée la semaine dernière sur le système de filtration d’air de la salle de commande se soit parfaitement bien déroulée, l’intervention n’a pas été identifiée au bon niveau de sûreté dans les documents de travail. Cet écart à nos règles d’exploitation, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en dessous de l’échelle INES.
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<a href="http://www.atomschutzverband.ch/incidents-centrale-nucleaire-fessenheim-2008.html">Incidents centrale nucléaire Fessenheim 2008</a>