Incidents centrale nucléaire Fessenheim 2009
Ici est documentée la liste "officielle" des "incidents" de la centrale nucléaire de Fessenheim, publiée par EDF. Il est toujours difficile de dire si ces incidents sont significatifs, voir dangereux, et ce d'autant plus que leur explication sémantique est entre les mains de l'exploitant et de son service de la communication. Ceux-ci ont montré, à maintes reprises, leurs capacités à retenir l'information. On ne peut donc que regretter l'absence d'une autorité de sûreté nucléaire objective et indépendante. La pléthore de ces "incidents", de moindre importance, donne souvent l'impression qu'ils sont rendus public "honnêtement" pour cacher des problèmes plus graves.
N° 467 – 8 janvier 2009
2 incidents
Ecarts d’exploitation
Cette semaine la centrale a déclaré à l’Autorité de Sûreté nucléaire deux écarts, sans conséquence pour la sûreté des installations. La réalisation d’un essai réglementaire sur un dispositif de secours électrique entraîne l’indisponibilité d’une pompe de secours durant 3 mn. Cette indisponibilité, nécessaire à la réalisation de l’essai, n’était pas clairement identifiée dans nos règles d’exploitation, qui demandent de faire le test. Une procédure est en cours auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, pour mettre à jour le référentiel de sûreté. Par ailleurs, suite à un défaut sur un enregistreur de données, situé en salle des machines, les techniciens ont réinitialisé l’appareil, provoquant l’indisponibilité du capteur* auquel l’enregistreur était relié, durant 6 mn. Ces écarts ont été déclarés au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
* Ce capteur est l’un des moyens de mesure du débit d’alimentation en vapeur du groupe turbo-alternateur
N° 468 – 15 janvier 2009
2 incidents
Ecarts d’exploitation
Cette semaine la centrale a déclaré deux écarts aux règles d’exploitation. Le premier concerne un défaut de balisage : un des trois accès d’un local n’était pas identifié au bon niveau de radioprotection. Dès détection de l’écart, l’accès a été condamné par un cadenas et balisé avec le trisecteur approprié, conformément aux règles de radioprotection. Après vérification, aucun intervenant n’avait pénétré dans le local par cette entrée, les autres accès étant correctement balisés.
Le second, lors d’un essai de manoeuvrabilité de vannes sur un circuit de secours situé en partie nucléaire de l’installation, la température de l’eau est descendue en-dessous du seuil requis (60°C pour 64°C requis) durant 45 mn. A l’origine, un robinet légèrement inétanche qui a été immédiatement remis en conformité. Ces écarts qui n’ont eu aucune conséquence, ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 470 – 29 janvier 2009
1 incident
Ecart d’exploitation
Un essai périodique de vérification du débit d’arrivée d’eau brute dans un réfrigérant d’un circuit auxiliaire a été dépassé de quelques jours. Dès détection de l’écart, l’essai a été réalisé. Il est satisfaisant. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 472 – 12 février 2009
1 incident
Ecart d’exploitation
La semaine dernière, un essai sur un des automatismes situé dans les locaux électriques, a légèrement dépassé la périodicité requise par les règles d’exploitation. Dès détection de l’écart, l’essai a été réalisé et s’est avéré satisfaisant. Cet écart, sans conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 475 – 5 mars 2009
Unité de production n°1 : 2 incidents
Maintenance sur un clapet de l’unité n°1
L’unité de production n°1 a été mise à l’arrêt samedi 28 février, suite à la détection d’une inétanchéité sur le joint d’un clapet du circuit secondaire (partie non nucléaire de l’installation).
L’intervention sur le clapet est en préparation. Un dossier est en cours d’instruction avec l’ingénierie nationale d’EDF pour déterminer les procédés techniques de réparation qui seront mis en oeuvre.
Lors des opérations de mise à l’arrêt, un défaut sur une pompe d’alimentation en eau des générateurs de vapeur a entraîné l’arrêt automatique du réacteur. La remise en conformité de cette pompe est en cours. Conformément à nos règles d’exploitation, l’arrêt automatique du réacteur et l’inétanchéité du clapet, sans conséquence pour la sûreté des installations et la sécurité des intervenants, ont été déclarés tous deux à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 478 – 26 mars 2009
Unité de production n°1 : 1 incident
Ecart d’exploitation
Suite à la maintenance préventive d’un ventilateur, situé en partie nucléaire de l’installation, le serrage insuffisant d’un écrou a déclenché une alarme en salle de commande. Conformément à nos procédures, les opérateurs ont arrêté la ventilation. Le débit d’air du local est alors passé en-dessous de la valeur requise. Le ventilateur a été immédiatement remis en conformité. L’écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 479 - 2 avril 2009
2 Ecarts d'exploitation
Cette semaine la centrale a déclaré deux écarts à l'Autorité de Sûreté Nucléaire : d'une part, le dépassement du délai de réparation d'un groupe de climatiseurs situé dans les locaux électriques ; d'autre part, suite à un essai périodique, la mise hors service durant quelques minutes, d'un des automatismes de protection du réacteur. Ces écarts, sans conséquence pour la sûreté des installations, ont été déclarés au niveau 0, en dessous de l'échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 487 - 28 mai 2009
Ecart d'exploitation
Régulièrement, un appoint d'eau est effectué dans le reservoir d'acide borique pour compenser le phénomène naturel d'évaporation. La semaine dernière, suite à un appoint d'eau, la concentration en bore du réservoir de l'unité de production n°1 est passée légèrement en-dessous du seuil requis. Cet écart, qui n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré au niveau 0, en-dessous de l'échelle INES graduée de 1 à 7.
* Le bore a la propriété d'absorber les neutrons et donc de maîtriser la réaction en chaîne
N° 488 - 4 juin 2009
Ecart d'exploitation
L'arrêt de l'unité de production n°2 pour renouvellement du combustible et maintenance est en cours. Cette semaine, se sont déroulées les opérations qui consistent à refroidir progressivement le réacteur ainsi que les opérations de purification du circuit primaire qui permettront aux intervenants de travailler en toute sécurité. Lors de l'essai de renvoi de tension réalisé la semaine dernière (voir Sit'infos n°487), un disjoncteur défectueux a conduit au démarrage d'un des deux diesels de secours. Cet écart, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré au niveau 0, en-dessous de l'échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 489 – 11 juin 2009
2 Ecarts d’exploitation
Cette semaine, un clapet du circuit non nucléaire a été ouvert pour intervention alors que les conditions techniques ne le permettaient pas. Dès détection de l’écart, le clapet a été immédiatement refermé. Par ailleurs, un essai périodique de certaines alarmes de capteurs de surveillance utilisés lorsque le réacteur fonctionne à très faible puissance s’est avéré satisfaisant. Comme toujours, les techniciens ont réalisé une analyse a posteriori. Lors de cette analyse ils se sont aperçus qu’un essai similaire aurait dû être réalisé lors du précédent arrêt et qu’il n’avait pas été programmé. Ces écarts, sans conséquence pour la sûreté des installations, ont été déclarés au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 492 – 2 juillet 2009
2 Ecarts d’exploitation
Cette semaine la centrale a déclaré un écart de radioprotection. En partie nucléaire, un emballage contenant des déchets faiblement radioactifs était provisoirement déposé dans une zone sans le balisage approprié. Dès la détection de l’écart, l’emballage a été transféré dans le local de traitement des déchets. Cet écart à la radioprotection n’a eu aucune conséquence ni sur la santé des intervenants, ni sur l’environnement. Il a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7. Lors d’un contrôle, les techniciens chimistes ont détecté une teneur en oxygène supérieure à la valeur requise dans un réservoir contenant des effluents radioactifs. Cet écart, sans conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire, au niveau 0, endessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 493 – 9 juillet 2009
3 Ecarts d’exploitation
Cette semaine, la centrale a déclaré trois écarts à nos règles d’exploitation. Deux d’entre eux concernent le démarrage intempestif de matériels de secours lors des essais de bon fonctionnement des automatismes : le premier concerne un des diesels de secours situé en partie non nucléaire, le second, une pompe d’un des systèmes de sauvegarde situé en partie nucléaire. Par ailleurs, lors d’une intervention dans un local du bâtiment des auxiliaires nucléaires, commun aux deux unités de production, un technicien s’est trompé de robinet. Ces écarts, sans conséquence sur la sûreté des installations, ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 494 – 16 juillet 2009
2 Ecarts d’exploitation
Cette semaine la centrale a déclaré deux écarts à l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Lors de l’ouverture d’une trémie de passage de câbles située dans les locaux électriques de l’unité de production n°1, un intervenant a sectionné un câble de 125 V, coupant l’alimentation du transformateur auxiliaire de secours. Le câble a été immédiatement réparé. Par ailleurs, suite à la détection sur plusieurs sites du Parc Nucléaire d’EDF d’un mélange de graisses utilisées pour la maintenance des servomoteurs de vannes, la centrale nucléaire de Fessenheim a contrôlé l’ensemble des matériels concernés. Trois servomoteurs de vannes sur 60 présentaient un mélange de graisses inadaptées. Ils ont aussitôt été remis en conformité. Ces écarts, sans conséquence pour la sûreté des installations, ont été déclarés au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 495 – 23 juillet 2009
3 Ecarts d’exploitation
Cette semaine la centrale a déclaré trois écarts à l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Deux d’entre eux relèvent d’une non-conformité aux exigences techniques requises : la première concerne deux capteurs de niveaux de la réserve de fuel des diesels de secours, la seconde des relais électromagnétiques situés dans les locaux électriques. Par ailleurs, lors d’un essai périodique, le diesel de secours a démarré intempestivement. Ces écarts, sans conséquence pour la sûreté des installations, ont été déclarés au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
Poursuite de l’arrêt pour renouvellement du combustible de l’unité de production n°2
Comme à chaque arrêt, les faisceaux tubulaires des trois générateurs de vapeur ont été contrôlés par Courant de Foucault conformément aux programmes de maintenance. Néanmoins, suite à la détection d’un défaut sur un tube de générateur de vapeur de la centrale nucléaire de Bugey (Ain), l’Autorité de Sûreté Nucléaire a demandé aux sites fonctionnant avec des matériels fabriqués dans le même alliage, de procéder à titre conservatoire, à l’expertise métallurgique des faisceaux tubulaires de leurs générateurs (voir explications ci-contre). La central nucléaire de Fessenheim, comme d’autres sites, est concernée. Après plusieurs jours d’analyses du dossier en collaboration avec l’ingénierie nationale, les techniciens de la centrale et les experts d’AREVA vont extraire dès la fin de la semaine trois tubes dans un des générateurs. Les équipes d’AREVA et l’outillage nécessaire ont d’ores et déjà été dépêchés sur place. L’intervention, qui implique la vidange et l’ouverture du générateur de vapeur, nécessitera plusieurs jours.
N° 496 – 30 juillet 2009
2 Ecarts d’exploitation
A l’occasion des opérations de maintenance, des contrôles de conformité effectués sur des robinets de type Kérotest, ont permis de mettre en évidence une absence de goupille de blocage sur certains robinets. Immédiatement une remise en conformité a été faite.
Dans le cadre des vérifications périodiques des matériels, la methode d'essai de chaufferettes de secours sur un circuit s'est révélée incomplète. L’essai réalisé avec une procédure adaptée n’a pas révélé d’écart.
Ces écarts, sans conséquence pour la sûreté des installations, ont été déclarés au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 497 – 6 août 2009
Poursuite de l’arrêt pour renouvellement du combustible et maintenance de l’unité de production n°2
Les opérations de maintenance se poursuivent dans le cadre de l'arrêt pour renouvellement du combustible de l'unité de production n°2 avec le contrôle à titre préventif de tubes d'un générateur de vapeur (cf Sit'Infos n° 495 du 23 juillet 2009).
Conformément au planning prévu, trois tubes, parmi les 3 388 que compte un générateur de vapeur, ont été extraits la semaine dernière ; leur expertise par des procédés industriels pointus est en cours dans plusieurs laboratoires spécialisés d'EDF et de ses partenaires industriels. Ces expertises métallurgiques et l'analyse des résultats se dérouleront durant les semaines à venir.
Les opérations de redémarrage de l'unité de production n° 2 pourront reprendre quand les analyses seront finalisées.
Ces investigations complémentaires à notre programme de contrôle habituel ont été décidées dans le cadre des expertises menées actuellement sur un générateur de vapeur de la centrale nucléaire du Bugey dans l'Ain.
N° 498 – 13 août 2009
Poursuite de l’arrêt pour renouvellement du combustible et maintenance de l’unité de production n°2
Les opérations de maintenance se poursuivent dans le cadre de l'arrêt pour renouvellement du combustible de l'unité de production n°2. L’expertise des tubes d’un générateur de vapeur est toujours en cours par les services spécialisés d’EDF et par nos partenaires industriels (cf Sit'Infos n° 495 et 496 des 23 juillet et 6 août 2009).Les opérations de redémarrage de l'unité de production n° 2 pourront reprendre dès que les analyses seront finalisées.
N° 506 – 8 octobre 2009
1 incident
Suite à la pose d’un dispositif provisoire de mise sous tension d’un matériel de secours, le dispositif automatique de mise sous tension de ce matériel est devenu indisponible. Le dispositif provisoire a alors été retiré et le dispositive automatique rendu à nouveau opérationnel. Cet écart, sans aucune conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré au niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 509 – 29 octobre 2009
1 incident
Fuite de fuel
Le 20 octobre, les techniciens de la centrale nucléaire ont constaté qu’il manquait 20 m3 dans un réservoir de stockage de fuel de l'unité de production n°2. Les investigations menées ont permis de détecter une fuite sur une canalisation extérieure alimentant les groupes électrogènes de secours à moteur diesel. La canalisation a été isolée et une partie du fuel qui s'est échappé dans la galerie en béton enterrée, où se situent les tuyauteries, a été pompée par une société spécialisée ; une autre partie (13 m3) s'est infiltrée dans le sol, sous la galerie en béton.
Les contrôles réalisés à partir des piézomètres (forages) situés sur le site n'ont relevé aucune trace de fuel dans la nappe phréatique. Ces contrôles se poursuivent et de nouveaux forages pour sondage du sol vont être réalisés afin de compléter cette surveillance de l’environnement.
Cet événement a été communiqué à l’Autorité de Sûreté Nucléaire mais ne fait pas l’objet d’un classement sur l’échelle INES. Les inspecteurs de l’Autorité de Sûreté Nucléaire se sont rendus sur site le 23 octobre sur ce thème.
N° 510 – 5 novembre 2009
2 incidents
Unité de production n° 1
Le 29 octobre, pour permettre l’entrée de matériel et de personnel dans le bâtiment réacteur (BR), les 2 portes du sas du bâtiment ont été ouvertes. Or, une prescription particulière interdit leur ouverture simultanée en cas de manutention de combustible. Cet événement, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été declare le 30 octobre au niveau 0, en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
Unité de production n° 12
Les équipes de la centrale n’ont pu achever le remplacement de groupes froids (système de refroidissement des locaux électriques) dans les délais fixés au 31 octobre 2009 par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Ce dépassement pour finaliser l’intervention, sans conséquence pour la sûreté des installations, a été déclaré à l’ASN le 2 novembre, au niveau 0, soit en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 513 – 26 novembre 2009
3 incidents
Unité de production n° 2
Le 10 novembre, lors du redémarrage de l’unité de production n° 2, l’absence de fusibles dans une armoire électrique a conduit à l’activation d’une protection de sécurité et d’un signal d’alerte qui a été acquitté par la remise en place de ces fusibles.
Le 17 novembre, à l’occasion d’essais physiques sur l’unité de production n° 2, des alarmes ont été inhibées conformément aux procédures en vigueur. A l’occasion de l’interruption de ces essais, les alarmes toujours inhibées ont alors été indisponibles durant quelques minutes, contrairement à la prescription particulière applicable dans cette configuration.
Le 20 novembre, dans le cadre du redémarrage de l’unité de production n° 2 et à l’occasion d’un essai de requalification d’une pompe, la température minimale du circuit primaire a été dépassée de 1,4°C par rapport à la prescription. L’essai a alors été interrompu.
Ces 3 évènements, sans aucune conséquence sur la sûreté des installations, ont été déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, soit en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 514 – 3 décembre 2009
2 incidents
Unité de production n° 2
Mardi 1er décembre, vers 20h45, une soupape s’est ouverte fortuitement et a généré un panache de vapeur d’eau et un bruit important audible dans un rayon d’environ 5 km. La soupape a été refermée à 21h45 par les équipes de la centrale. Cet événement n’a aucune conséquence sur la sûreté de l’installation, ni sur l’environnement à l’exception du bruit émis.
Lundi 30 novembre, des robinets ont été remplacés suite à la détection de
corrosion qui n’avait pas été détectée lors d’une première expertise de ces
robinets. Cet événement, sans conséquence sur la sûreté des installations, a été
déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire, au niveau 0, soit en-dessous de l’échelle
INES graduée de 1 à 7.
N° 515 – 10 décembre 2009
1 incident
Unité de production n° 2
Le 4 décembre, une analyse d’un essai périodique permettant de tester la manœuvrabilité de vannes a permis de détecter un dépassement de la périodicité de réalisation de cet essai. Cet événement, sans consequence sur la sûreté de l’installation, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, soit en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 516 – 17 décembre 2009
1 incident
Unité de production n° 1
Mardi 8 décembre, un contrôle inopiné d’un balisage mis en place pour un tir radiographique (technique comparable à celle de la radiographie médicale) a permis de détecter un défaut de balisage. Cet événement radioprotection, sans conséquence sur les intervenants, a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 0, soit en dessous de l’échelle INES graduée de 1 à 7.
N° 518 – 31 décembre 2009
2 incidents
Unité de production n° 2
Dimanche 27 décembre, alors que l’unité de production n° 2 redémarrait à la suite d’un arrêt programmé de courte durée, des debris végétaux sont venus diminuer partiellement le débit d’eau alimentant le système de refroidissement de l’unité n° 2. A titre préventif, la direction de la centrale a décidé de suspendre les opérations de redémarrage et a mis en œuvre à 5h25, le dispositif de mobilisation des équipes pour gérer la situation. La mobilisation des équipes et la mise en œuvre des procédures adéquates ont permis de retrouver une situation d’ensemble satisfaisante et de lever le dispositif de mobilisation à 18h00, dimanche 27 décembre.
Les opérations de contrôles et de maintenance se poursuivent, en particulier au niveau de la station de pompage de l’eau du Grand Canal d’Alsace. Cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES qui compte 7 échelons.
Lundi 28 décembre, des vérifications menées sur un groupe frigorifique chargé de la climatisation des locaux en zone non nucléaire ont permis de constater la perte de 280 kg de fluide frigorigène, sans conséquence pour la santé des personnes. Cette valeur étant supérieure au seuil annuel autorisé, cet événement a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire.
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